Y aurait-il quelque-chose à cacher ?

Pourquoi Mme la Préfète ne réunit-elle pas la Commission Consultative de l’Environnement de l’aéroport de Nantes-Atlantique ? !

Comme cela est prévu dans le règlement intérieur de cette commission, plus du tiers des membres ont demandé, par courrier en date du 21 décembre 2017, la réunion d’urgence de cette instance. Il apparaissait aux signataires qu’il était nécessaire d’entendre rapidement la Direction Générale de l’Aviation Civile, pour disposer d’explications détaillées, relatives aux hypothèses, développement et conclusions, de l’étude de bruit figurant dans le rapport de la Commission de la médiation. Cette étude, réalisée à partir d’un scénario des seuls médiateurs, conduit, en effet, à la présentation de courbes de bruit « surprenantes », en fort décalage avec les études publiques précédentes, et dont les incidences peuvent être très importantes pour le travail des membres de cette commission.

 

Malgré le renouvellement de cette demande, par courriel le 18 janvier 2018, aucune réponse n’a été donnée, à ce jour, par Mme la Préfète aux membres signataires de ce courrier.

Lors des auditions, les médiateurs s’étaient engagés à ce que toutes les données prises en compte pour les études complémentaires soient portées à la connaissance du public.

Alors pourquoi ignore-t-on cette demande ?

Y aurait-il quelque-chose à cacher ?

171220 courrier à Mme Klein Préfète Pays de Loire

Une décision catastrophique pour les populations concernées

Le gouvernement vient de prendre une décision catastrophique pour les populations concernées et contraire à tous les engagements précédents de l’Etat !

Issue d’une action prospective d’aménagement du territoire sans précédent, la structuration de la métropole d’équilibre Nantes-Saint-Nazaire dans l’Europe a débouché, en 1973, sur la constitution progressive d’une réserve foncière à destination d’un futur aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes.

À l’aube du XXIème siècle, l’État, dans la cohérence des Schémas de services collectifs qu’il venait d’approuver, a lancé un Grand Débat Public sur l’opportunité du transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique vers le site de Notre-Dame-des-Landes. Celui-ci, après le rapport favorable de la commission nationale (indépendante) du débat public et avis du conseil d’Etat, s’est conclu par le décret d’utilité publique pris le 9 février 2008 par le Premier ministre.

En sa qualité de propriétaire des aéroports d’intérêt national et international, dont font partie les aérodromes de Nantes-Atlantique et Saint-Nazaire-Montoir, l’État a engagé la phase opérationnelle de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique vers le site de Notre-Dame-des-Landes. Celle-ci s’est notamment traduite par la signature d’un contrat de concession avec la société AGO (Aéroports du Grand-Ouest) fin décembre 2010. Ce contrat, économe de l’argent public, comporte une convention tri-partite engageant six collectivités territoriales majeures (Région des Pays-de-la-Loire, Région Bretagne, Département de la Loire-Atlantique, Nantes-Métropole, la Communauté d’Agglomération de Saint-Nazaire et la Communauté d’Agglomération de la Presqu’île Guérandaise).

Pour accompagner l’État et faire valoir les intérêts des populations locales et les nécessités du développement territorial du Grand-Ouest, elles ont constitué dès le démarrage de la démarche de l’État, des organes de concertation et d’étude, à même de faire valoir leurs volontés. Cela a été le cas avec le Syndicat Mixte d’Étude de l’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes, puis le Syndicat Mixte Aéroportuaire.

Le transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique vers le site de Notre-Dame-des-Landes devait être effectif en octobre 2017. Mais une contestation violente de l’opération et une occupation illégale du site réservé en ont interdit la réalisation.

De multiples recours ont été engagés par les opposants au transfert. Au final, 179 décisions de justice favorables ont validé le bien-fondé de ce transfert, de même que l’accord de l’Europe. La consultation démocratique, organisé par l’Etat auprès de l’ensemble des citoyens du territoire de la Loire-Atlantique, en juin 2016 est venue apporter la caution populaire à la réalisation du transfert.

L’État vient aujourd’hui de renier ses engagements et réduire à néant ce qui fut, sans doute, une démarche exemplaire en matière de prospective, d’aménagement du territoire, de protection des populations, d’engagement environnemental et de débat démocratique.

Sous l’évidente pression de partis partisans de la décroissance et d’un certain microcosme politico-médiatique parisien, le Président de la République et son Gouvernement, viennent de capituler face aux actions violentes d’une minorité d’opposants.

C’est un aveu de faiblesse que l’on n’imaginait pas venant d’un Président qui voulait redorer l’image de l’autorité de l’Etat.

C’est l’aboutissement d’un parcours orchestré et dont les « médiateurs » ont été les instruments pour faire émerger une « vraie fausse solution ».

Cette décision est catastrophique car elle est porteuse d’un accroissement des risques et des nuisances subies par les habitants de notre agglomération.

Cette décision est catastrophique car elle nie l’engagement citoyen des habitants de Loire-Atlantique, en les privant de leur décision quant à l’avenir de leur territoire, par une décision totalitaire d’un pouvoir centralisateur.

Cette décision est catastrophique car, ne s’appuyant sur aucun projet concret et viable dans l’immédiat, pour l’adaptation de la capacité aéroportuaire à la réalité de l’évolution du transport aérien dans le Grand-Ouest. Elle prive les acteurs économiques de ces régions d’un équipement structurel essentiel au développement de leurs relations européennes et internationales. Une gageure, en rapport des volontés d’ouverture à l’export, chères à notre Président et son Gouvernement.

L’aménagement de Nantes-Atlantique est un leurre (longues procédures, oppositions locales, contraintes environnementales…) et un énorme gâchis financier (travaux et indemnisations coûteuses) pour moins de dix ans de fonctionnement avant saturation.

Nous condamnons cette décision qui fait fi de l’Humain et est en rupture avec toutes les instances démocratiques qui ont validé le bien-fondé de ce transfert.

Notre association poursuivra son action auprès des populations impactées par cette décision inique, pour assurer leur défense au regard des épisodes ultérieurs qui ne manqueront pas d’intervenir.

Le combat continue !

Contact presse : 0622821807

Un nouvel incident vient rappeler le fort risque aviaire sur l’aéroport de Nantes-Atlantique

N’attendons pas un drame pour poursuivre l’opération de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-Des-Landes!

A-t-on échappé de justesse, à un scénario du type de celui qu’a connu le vol US Airways 1549, le 29 janvier 2009 à New-York ? ou pire ?

Tout le monde se souvient de ces images :

Samedi dernier, 6 janvier 2018, le Vol QS3402 en escale à Nantes-Atlantique depuis Lyon-Satolas s’apprête à décoller pour rejoindre Ténérife (Canaries). Il est 18h00.

L’appareil est un Boeing 737-8BK décolle au QFU03 de Nantes-Atlantique, c’est-à-dire dans le sens sud-ouest – nord-est de la piste, en direction du centre-ville de Nantes. L’appareil croise rapidement un vol d’oiseaux et au moins un de ses moteurs ingère des volatiles. La montée ne peut s’opérer correctement et l’appareil est contraint d’effectuer un retour immédiat à l’aéroport.

Vraisemblablement ayant subi des avaries notables, il ne repartira de l’aéroport de Nantes-Atlantique (vol TVS737P), que lundi 8 janvier vers 0h30, en direction de Prague.

Ce nouvel épisode vient rappeler le fort risque aviaire qui existe sur l’aéroport de Nantes-Atlantique, et il est vraisemblable que le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) viendra de nouveau le souligner dans le rapport qu’il ne manquera pas de commettre sur cet incident.

Que se serait-il passé si l’avarie moteur de l’appareil en cause s’était avérée plus grave, à l’instar de celle qui avait frappé le vol US Airways 1549 ? L’équipage aurait-il été aussi performant dans la gestion de l’incident et de ses possibles conséquences pour les populations survolées ?

Les habitants de l’Agglomération Nantaise ne souhaitent pas connaître une telle tragédie et attendent avec impatience la décision du Président de poursuivre le transfert de l’aéroport.

Encore un mensonge des opposants qui éclate au grand jour

Encore un mensonge des opposants au transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique vers le site de Notre-Dame-des-Landes, qui éclate au grand jour !!!

Quelle surprise en ouvrant ce matin les pages de mon bienaimé quotidien ! Que vois-je ? Que lis-je ? Je n’en crois pas mes yeux ! Airbus a décidé de suspendre les rotations de Béluga pour la desserte de l’usine de Bouguenais ! Et pas pour un mois… ou deux… Mais pour trois ans !

Mais alors, mais alors… Est-ce que l’usine de Bouguenais cesse sa production ? ou la réduit ? Que nenni ! Les cadences sont toujours les mêmes, et doivent même s’accélérer pour satisfaire un plan de charge plein à craquer !

Pourtant, selon les opposants au transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique vers le site de Notre-Dame-des-Landes, l’usine Airbus de Bouguenais avait un besoin vital d’une piste à sa porte ! Sans ce précieux équipement elle ne pouvait fonctionner et ses jours étaient comptés !

La réalité, bien sûr, c’est que le site Airbus de Bouguenais n’a pas un besoin fondamental d’une piste d’atterrissage à sa porte. Le très bel ouvrage qui vient d’être édité, retraçant l’histoire de cette usine, indique bien que le dernier aéronef complet qui est sorti de ses ateliers était un SO94/95… en mars 1953 ! Depuis, cette usine exemplaire, à la pointe de la technologie, fabrique uniquement des composants aéronautiques, essentiels aujourd’hui aux différents types d ‘Airbus, mais plus d’avions qui pourraient utiliser une piste à sa porte. Et ceci d’autant plus qu’un pôle logistique d’importance pour le réseau des usines Airbus a été installé à Saint-Nazaire… à moins de soixante kilomètres…

Le site de Bouguenais n’est d’ailleurs pas le seul site de production de la galaxie Airbus à pouvoir se passer d’une piste à sa porte. Le site de Filton, dans la banlieue nord de Bristol, en Angleterre, en est un bon exemple. Filton est un pôle d’industries aéronautiques de première importance, qui comporte plusieurs milliers d’emplois. On y trouve des noms connus :

  • Airbus (4.000 personnes, centre de recherche, de conception et de test, mais aussi de production, par exemple des ailes de l’A400M),

  • Rolls-Royce (3.500 personnes, fabricant de moteurs),

  • BAE System (anciennement Bristol Aeroplane Company… puis British Aircraft Corporation… puis British Aerospace, et qui fut, notamment, le constructeur anglais du Concorde)

  • GKN (1.700 personnes, fabricant des composants, dont la structure des ailes de l’A350 par exemple…)

Au total, le pôle aéronautique de Bristol-Filton représenterait le tiers des emplois du secteur industriel aéronautique – espace du Royaume-Uni.

Le site aéronautique de Filton comportait jusque récemment un aéroport, ouvert à la circulation aérienne publique, avec un trafic fret et passagers. Il a vu tous les types d’avions s’y poser, ou en décoller, y compris les gros porteurs type B747. Il a surtout été le site d’essai des aéronefs produits sur le site par BAC, en particulier les Concorde fabriqués au Royaume Uni. Cette plateforme appartenait à BAE System, qui a décidé de s’en séparer dans le début des années 2000. Aucune autorité publique, aucun acteur du secteur privé aéronautique présent sur le site, n’a souhaité l’acquérir. Après de longs débats, aucun décideur ne lui a retenu un quelconque caractère stratégique de long terme. La plateforme a été fermée en fermée fin 2012 et vendue à des investisseurs. Une grande opération de renouvellement urbain, comportant de l’habitat, des activités des équipements publics et des services, est en cours de réalisation en lieu et place de cet aéroport.

L’usine Airbus de Filton avait cette piste à sa porte. Les Béluga la fréquentait régulièrement, notamment pour transporter les ailes de l’A400M qui y sont produites, vers le site de Séville, où s’effectue l’assemblage final de cet appareil. Airbus a décliné l’offre d’achat de la piste de Filton. Dans le même temps Airbus a conforté et développé son implantation locale ! Aujourd’hui, les ailes de l’A400M sont acheminées par la route vers le port de Bristol, puis par navette maritime vers Séville.

Quelle étrange similitude avec le site de Bouguenais… dont la production va donc, maintenant pour trois années, être acheminée vers les autres sites d’Airbus par la route ou la voie fluviale vers Saint-Nazaire, avant éventuellement pour certaines, d’être embarquées sur les Béluga ou les navettes maritimes fréquentant le grand pôle logistique qu’Airbus y a aménagé. Airbus ne pérennisera-t-il pas cette solution, une fois celle-ci rodée ?

Dans tous les cas, une chose est sure : l’usine Airbus de Bouguenais n’a pas un besoin vital d’une piste à sa porte et ne souffrira d’aucune manière de la fermeture de l’aéroport de Nantes-Atlantique et de son transfert vers le site de Notre-Dame-des-Landes !

Une fois de plus les opposants au transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique vers le site de Notre-Dame-des-Landes ont menti et manipulé les citoyens, comme à leur habitude !