EN MARCHE avec….LES ZADISTES ?!?

Dans une lettre ouverte aux candidats déclarés à l’élection présidentielle datée du 6 janvier, l’ACSAN a souhaité connaître les engagements des candidats sur le respect de l’Etat de Droit à NDDL.

Dans une réponse transmise le 16 janvier 2017, l’équipe d’EN Marche écrivait : « Emmanuel Macron, convaincu par des approches de démocratie participative sur des sujets d’aménagement de territoire, s’est déjà dit favorable à ce projet largement validé par le référendum local ».

Bien évidemment, nous ne pouvions que saluer la position légaliste de ce candidat.

 

Mais depuis, E Macron a rencontré WWF, qui soutient les zadistes, attend le soutien explicite de Ségolène Royal et se rapproche d’un consensus mou à la « Hollande ».

Etudier l’aménagement de Nantes-Atlantique avec un médiateur indépendant ! Est-ce à dire que la commission de dialogue ne l’était pas, que les services de l’Etat ne le sont pas, que les experts du CGEDD, nommés par Royal qu’on ne peut résolument pas qualifiée de pro aéroport, ne le sont pas ?

Avoir une préoccupation d’ordre public, c’est très bien et nous l’avons tous, mais qui perturbe actuellement l’ordre public, qui occupe illégalement la zone réservée à l’aéroport, qui crée les zones de non droit?

Quand on connaît les déclarations de personnes qui occupent illégalement cette zone et qui de toute façon ne partiront pas de leur plein gré, refuser d’utiliser la force dans cette situation c’est abdiquer et leur donner raison.

C’est pour cela que nous affirmons qu’avec cette position, indirectement, E Macron soutient les zadistes.

 

La question est posée : « Etes-vous favorable au projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes ? »

Projet ?

Le dossier de transfert a largement dépassé le stade de projet puisque le Maître d’Ouvrage, l’Etat, a publié la déclaration d’utilité publique en 2008, attribué la concession à un opérateur (AGO) en 2010 avec une date de mise en service en 2017 et cette opération en cours a été confortée par le rejet de 154 recours déposés par les opposants.

Il s’agit donc bien d’un choix proposé aux électeurs de Loire-Atlantique sur une opération validée administrativement, techniquement, économiquement, juridiquement, légalement !

Alors, puisque le gouvernement souhaite au-delà des procédures démocratiques être conforté par une nouvelle consultation, l’ACSAN appelle à voter massivement « OUI » à cette question, car le transfert s’inscrit dans la démarche volontaire de l’association, pour faire cesser le survol à basse altitude de l’agglomération nantaise et supprimer ainsi les nuisances et les risques supportés par des dizaines de milliers de personnes.

L’ACSAN continuera son combat pour que la seule opération de transfert, totalement établie aujourd’hui, soit effectivement mise en œuvre à l’automne, comme l’Etat s’y est engagé.

Le chantier est prêt et c’est le seul qui peut commencer dès l’automne.

OUI au transfert à Notre Dame des Landes avec deux pistes

Pourquoi deux pistes?

Parce que

. la spécialisation du côté d’utilisation des deux pistes, permet d’éviter le survol de tout bourg ou village lors des procédures d’atterrissage ou de décollage (l’exigence de non survol provient des Maires des communes impactées à l’époque du Débat Public).

. l’implantation de l’aérogare limite ainsi le roulement des avions en approche ou en départ des zones de stationnement : c’est un gain en temps et en carburant.

. l’exploitation de l’aéroport en cas d’incident ou de travaux sur l’une des pistes peut être maintenue.

. les coûts sont limités du fait de l’inutilité de taxiways en première phase.

Un choix alternatif d’une seule piste, s’il pourrait permettre un fonctionnement à 9 M de passagers, ne règlerait pas la question du survol des bourgs et villages, les bourgs de Grandchamp des Fontaines et Casson étant dans l’alignement est de la piste nord et celui du Temple de Bretagne dans l’alignement ouest de la piste sud.

En conclusion, le choix de deux pistes, sur lequel s’est engagé l’Etat vis à vis de l’exigence de l’intercommunalité afin de préserver la population, choix présent dans le document qui a conduit à la déclaration d’utilité publique, est un choix écologique permettant moins de nuisances sonores pour la population la plus proche, moins de consommation d’énergies fossiles en diminuant les roulements au sol et l’attente des avions.

C’est également un facteur économique car

  • il ne peut qu’inciter les compagnies à utiliser cet aéroport ayant une zone de chalandise attractive combinée à une économie de carburant,

  • il permet des travaux plus conséquents sans fermeture de l’aéroport.

  • La déconnexion des atterrissages et des décollages, qui sont totalement indépendants les uns des autres, permet une fluidité totale des mouvements qui supprime les temps d’attente soit au décollage, soit à l’atterrissage. Là aussi il y a des économies en matière de temps pour les compagnies aériennes et de consommation de carburant, ainsi que d’émissions de polluants.

La conception de cet aéroport du 21ème siècle a choisi de privilégier un surinvestissement initial parfaitement assumé au regard des prévisions de trafic annoncées, pour des économies que l’on retrouve dans le bilan socio-économique de l’opération, le tout dégageant un taux de rentabilité positif !! Ce qui figurait dans le dossier de DUP et qui a été conforté par les réponses des candidats à la concession.

Réaction de l’ACSAN au rapport remis à la Ministre de l’Écologie

 

« Plus personne ne peut contester le désaveu de l’atelier citoyen et le choix de Notre Dame des Landes» ! 

« L’acsan prend acte du rapport remis à la ministre de l’écologie. Ce rapport confirme et valide les études et expertises antérieures tant sur la croissance constante et soutenue du trafic, comme la saturation de Nantes Atlantique, que sur les nuisances sonores et environnementales sur l’agglomération nantaise. 

Si le rapport confirme que le réaménagement de Nantes Atlantique est possible, il invalide les soi-disant expertises de l’atelier citoyen comme l’a déjà démontré l’ACSAN.

Ce rapport reconnaît que Notre Dame des Landes est le meilleur site pour le transfert et confirme donc la pertinence du choix des élus.

Pour l’ACSAN, la suggestion des experts de ne faire qu’une seule piste à NDDL peut être logique mais elle occulte les raisons fondamentales qui justifient les deux pistes dédiées l’une à l’atterrissage et l’autre au décollage pour limiter le survol des bourgs et hameaux ainsi que le temps de roulage des avions, grâce à l’aérogare entre les pistes, dans une perspective écologique.

C’est bien dans l’intérêt des riverains que l’Etat a pris en compte la demande des élus, notamment du SIVU aéroportuaire et de la CCEG, de limiter au maximum les nuisances sonores sur les populations situées à proximité du futur aéroport. 

Ce rapport est un désaveu de l’atelier citoyen et une confirmation des principes que nous soutenons.